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L’esplanade de Fourvière .
A 287 mètres d’altitude, du haut de la colline de Fourvière il est possible de comprendre l’extension de la ville de Lyon, depuis sa fondation par Rome en 43 avant J-C jusqu’à la construction au milieu du XXème siècle des grands ensembles de l’est lyonnais.
M. R. Soave, le professeur de Lettres-histoire de la classe de TR2, nous explique cette extension d’Ouest en Est et du Nord vers le Sud.
A l’Ouest se trouve le cœur historique de Lyon. A l’emplacement actuel de la basilique de Fourvière se trouvait le centre de l’antique cité de Lugdunum. Plus précisément le «Forum vetus, le Vieux-Forum » qui donne son nom à la colline de Fourvière.
Le forum était pour les romains un lieu dédié à la vie politique et économique de la cité, un héritage de l’agora de la Grèce antique.
Rapidement Lugdunum deviendra la capitale politique et religieuse des trois Gaules (Lyonnaise, aquitaine, Belge).
Le théâtre romain de Fourvière, situé à quelques centaines de mètres de la basilique de Fourvière, date de – 15 , époque de l’empereur Auguste. Il sera agrandi au IIème siècle sous l’empereur Hadrien, jusqu’à atteindre un diamètre de plus de 100 m. Il pouvait recevoir 10 000 spectateurs pour des représentations théâtrales gratuites. La forme du théâtre en demi-cercle devait permettre d’offrir une bonne acoustique à l’ensemble des spectateurs.
L’odéon qui complète le site archéologique de Fourvière mesure 70 m avec une capacité de 3000 places. Il était destiné à accueillir des spectacles musicaux.
Le musée gallo-romain situé face au théâtre romain, témoigne à travers ses collections de l’activité économique, culturelle
et religieuse de Lugdunum aux premiers siècles de l’ère chrétienne.
Depuis l’esplanade de Fourvière, les lyonnais surplombent le Vieux-Lyon. Ce quartier se développe au Moyen-âge et pendant la Renaissance. Il est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.
La construction de la cathédrale Saint Jean débute au XIIe siècle et s’achève au XVe siècle, elle mélange harmonieusement les styles roman et gothique.
Il faut franchir la Saône pour découvrir sur la presqu’île la ville lyonnaise des XVIIe (Hôtel de ville, Palais saint
Pierre-Musée des beaux-arts, une partie de l’hôtel Dieu), XVIIIe (Eglise sainte Polycarpe, Temple du change) et XIXe siècles (Rue de la République, Palais de la bourse, Théâtre des Célestins,
Opéra de Lyon). La presqu'île de Lyon est également classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Il est à noter que la Basilique de Fourvière construite sur le site historique de la fondation de Lyon, date pourtant du
XIXe siècle.
L’édifice est dédié à la vierge Marie. Une première église est construite à partir de 1643 pour la remercier d’avoir mis fin
à une épidémie de Peste. Le 8 décembre 1843 pour le bicentenaire du miracle, une statue en or est ajoutée au sommet de l’église. La tradition lyonnaise de la fête des lumières remonte à cette
époque. En 1870, c’est une victoire sur le péril prussien qui lui est attribuée. En remerciement une souscription publique et ouverte qui permettra la construction de l’actuelle basilique de
Fourvière . Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Son architecte est Pierre Bossan.



Au milieu du XIXe siècle la construction de ponts reliant la presqu’île à la rive Est du Rhône va permettre un développement de Lyon en direction de la Part-Dieu. Les nouveaux quartiers qui
naissent là attirent commerçants et employés. Les constructions conçues pour l’habitation, le commerce et la vie administrative d’une ville en plein essor industriel sont plus vastes et hautes,
plus simples aussi que celles de la presqu’île.
Le XXe siècle enfin voit l’édification de la tour du Crédit Lyonnais, haute de 142 m et faisant face à la Basilique de Fourvière.
L’expansion vers l’Est s’accélère avec la construction des grands ensembles des banlieues de l’Est Lyonnais.

N.
Navarro-Documentaliste LP Emile Béjuit.
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